Comité d’aide aux détenus

Les Origines du Comité d’Aide aux Détenus

Noël 1947 : les premières actions de l’Entr’Aide Ouvrière. L’Abbé Gaston Pineau, alors aumônier à la maison d’arrêt de Tours, transforme un grenier en dortoir pour les détenus qui viennent d’être libérés, les sans abris et les plus démunis. En un mois, 37 lits sont proposés. Le 3 décembre 1948, l’association est déclarée en préfecture, et en février 1949, lors de la première assemblée générale, la création du Comité d’Aide aux Détenus est votée. Cette association jumelle, qui a son bureau et son budget propre a pour but de s’intéresser « à tous les détenus, hommes et femmes, à leur famille sans distinction de race, ni de religion ».
L’EAO et le CAD : un lien étroit

Aujourd’hui, le CAD est toujours, par rapport à l’Entr’Aide Ouvrière, dedans et dehors. Dedans, car l’adhésion à l’Entr’Aide Ouvrière et au Comité d’Aide aux Détenus est commune et le CAD peut être considéré comme le service « prison » de l’EAO. Dehors, car le CAD est une personne morale à part entière avec son bureau et son budget. Le CAD tient à affirmer son lien étroit avec l’EAO. Il est né de la même volonté, s’est toujours référé au même projet associatif et s’inscrit dans le même effort militant.

Les missions du Comité d’Aide aux Détenus

Le CAD agit autour de trois grandes missions.

Il conduit un travail de réflexion et de sensibilisation du grand public aux problèmes de la délinquance, de la justice et de la prison avec l’idée de limiter les effets déstructurant de la prison et de prévenir la récidive en favorisant l’insertion. Le CAD est présent à la maison d’arrêt et intervient au service des personnes incarcérées par les visites aux prévenus et aux détenus et conduit des actions auprès d’eux et de leur famille.

La mission en faveur des détenus est une mission d’aide matérielle et financière à l’attention des détenus. Le CAD met en lien les détenus ayant une permission de sortie avec un des CHRS pour les rencontres avec sa famille éloignée géographiquement (appartement parentalité). Il soutient financièrement l’Association Socioculturelle et Sportive de la maison d’arrêt. Celle-ci organise l’accès à la culture et aux loisirs et prend en charge financièrement les indigents de la maison d’arrêt. Le CAD participe à la Commission d’Indigence qui a lieu tous les mois et a alloué une somme de 400 euros pour l’année 2010.

Le CAD est aussi présent en détention le 24 décembre aux cotés d’autres associations comme la Croix Rouge ou le Secours Catholique. Par cette action collective et grâce à l’autorisation de la direction de la maison d’arrêt, des cadeaux ont pu « entrer » et être remis aux détenus.

La mission de service liée à l’accueil des familles se présente en plusieurs volets : l’accueil, les secours financiers et le travail en réseau développé avec les partenaires (Livre Passerelle, le CIDF, la Fédération laïque, le Cinéma National Populaire et Le Studio, la Ligue des Droits de l’Homme…).

La mission en direction de l’opinion se compose d’actions de prévention auprès des lycéens et des collégiens, d’information auprès des écoles du champ médico social et de formation des étudiants en travail social. Dans l’espace public, des actions militantes sont menées telles que la participation à la Journée Nationale des Prisons organisée par la FARAPEJ. Le rapport du CAD mentionne que les objectifs 2010 sont de continuer à fortifier ses actions militantes, d’accueillir et informer les familles dans les meilleures conditions et de rechercher des solutions pour la pérennité du poste de la salariée et le développement des actions.

Le lieu d’accueil: La Petite Maison

Le CAD est propriétaire d’un lieu d’accueil et d’écoute pour les familles de détenus en attente de parloir. Ce lieu a été créé en 1987 à l’initiative du Comité d’Aide aux détenus et de l’Entr’Aide Ouvrière. C’est un sas entre l’extérieur et l’intérieur. Avant l’ouverture de cette structure, les familles attendaient leur parloir dehors, sous l’abri bus situé côté de la porte d’entrée de la maison d’arrêt.

Contacts

Siège de l’Entr’Aide Ouvrière
46 avenue Gustave Eiffel 37100 Tours
02 47 31 87 00

Mail: cad37@sfr.fr

La Petite Maison
25 Rue Henri Martin 37000 Tours
02 47 64 51 91

ASSEMBLEE GENERALE DU 30 MAI 2015

LE COMITÉ D’AIDE AUX DÉTENUS

L’année 2014 a été marquée par la démission de la coordinatrice sociale en avril 2014.
Le CAD a fonctionné pendant 5 mois sans salariée.
Le CA a décidé qu’un groupe de travail serait mis en place entre certains membres du bureau du CAD, la présidente de l’EAO, le directeur général et le directeur du pôle social et médical. Cette réunion a eu lieu en août.
Le CA de septembre a proposé qu’une assistante sociale du pôle social et médical interviendrait deux ½ journées au CAD. Elle a pris ses fonctions le 1er Octobre 2014.
Il a été décidé que l’on présenterait la fusion absorption du CAD par l’EAO à l’assemblée générale de mai 2015.
Des groupes de travail se sont réunis au niveau des administrateurs, salariés du pôle social médical et aussi au niveau des bénévoles de la petite maison afin de réfléchir ensemble à un projet.

Mission en faveur des détenus
Noël en détention
Comme chaque année et en partenariat avec d’autres associations, nous avons participé à la distribution des cadeaux en détention pour les détenus. Cette action a été préparée en amont avec les différentes associations participantes, pour la préparation des colis.
La distribution des colis a été effectuée la présidente, en effet, cette année, seules les personnes ayant une autorisation permanente d’accès à la maison d’arrêt ont été autorisées à participer à la distribution.

Participation à la Commission Pluridisciplinaire Unique
Cette année le CAD a continué d’être représenté par la présidente.
Cette commission, hebdomadaire examine la situation des détenus arrivants, suicidaires, vulnérables, agressifs, ainsi que les classements aux ateliers et activités.
Cette participation a permis de faire le lien avec les familles, de signaler des situations inquiétantes.
C’est également une source riche d’information sur la vie en détention.

Mission de service : l’accueil des familles
La Petite Maison
La Petite Maison est un lieu d’accueil, d’écoute et d’autonomisation. C’est un «sas» entre l’extérieur et l’intérieur.

La Petite Maison assure l’accueil, l’écoute et l’information des proches des personnes incarcérées. Cet accueil est possible grâce à une équipe de bénévoles accueillants, présents plusieurs après-midi par semaine, ainsi, qu’une Assistante Sociale employée à temps partiel.

Outil indispensable au maintien du lien familial, la Petite Maison propose un accueil convivial et anonyme pour les proches des personnes incarcérées les jours de parloirs (tous les jours sauf jeudi et dimanche de 13h00 à 17h00).

Pour l’année 2014, La petite Maison a accueilli 5833 adultes et 1315 enfants soit 7148 personnes

Nous avons noté qu’il y a eu moins d’accueils cette année ce qui s’explique par une diminution de personnes détenues à la maison d’arrêt.

Comme chaque année, plusieurs événements sont venus rythmer la vie à La petite maison :
– fête de noël. Cette année encore, le Kiwanis a permis, aux enfants accueillis à la petite maison, d’avoir de beaux cadeaux. Les femmes ont eu des bijoux
– ateliers art organisés par des étudiants en communication de l’IUT à la fois en maison d’arrêt et à la petite maison avec exposition en février 2014 à la mairie de Tours (association Taul’ART)
– fête des pères…

Les aides financières aux déplacements
Cinq personnes ont bénéficié de l’aide financière du CAD pour continuer à visiter leur proche incarcéré, loin de leur lieu de résidence (2 familles tous les mois, les autres ponctuellement).

Les partenaires
Nous comptons toujours les mêmes partenaires impliqués dans notre action : l’Entr’Aide Ouvrière, les Services Pénitentiaires d’Insertion et de Probation, Livre Passerelle, le Planning Familial, le GENEPI…

L’association Livre Passerelle, continue d’intervenir une fois tous les quinze jours pour des animations de lecture.

Le planning familial propose des permanences à destination des personnes accueillies à la petite maison toutes les semaines.

Très peu d’orientations vers le salon de beauté Joséphine ont été faites.
C’est compliqué pour les femmes que nous accueillons de se déplacer un autre jour.

Un travail avec le SPIP a permis de renouer les relations. Celui-ci continue de verser une subvention pour le fonctionnement du CAD.

Accueillants et bénévoles
Le CAD compte une équipe de bénévoles d’environ 20 personnes en continu.

Les groupes de paroles à destination des bénévoles accueillants ont été mis en place. Ils sont animés par une psychologue bénévole. Ces groupes de parole ont lieu une fois tous les deux mois.

Il n’a pas été possible de dispenser la formation à l’accueil et l’écoute pour les nouveaux bénévoles, car leur nombre était insuffisant, elle sera à nouveau proposée dès que nous aurons un groupe plus conséquent.

Une réunion, à laquelle participe les bénévoles et la salariée, est animée par la Présidente du CAD une fois tous les deux mois.

Les nouveaux bénévoles accueillants ont pu visiter la maison d’arrêt de Tours.

Mission en direction de l’opinion

Prévention, information, formations
Cette année, nous avons effectué une journée de prévention au collège Jacques Decour à St Pierre des Corps

Une stagiaire a été accueillie à la Petite Maison dans le cadre de son Master 2, à l’école Supérieur de Commerce de La Rochelle. Elle a choisi le CAD pour réaliser 50 heures de bénévolat, à partir du 29 Novembre 2014.

Plusieurs étudiants ont pris contact avec le CAD dans le cadre de travaux de recherches, sur les problématiques liées à l’incarcération.

Espace public et militantisme
Nous n’avons pas organisé de JNP

Soirées CNP
Nous avons co-organisé avec d’autres associations une soirée sur le thème de «rester parents» en soirée, suivi d’un débat.

Conclusion
En dépit des difficultés rencontrées sur le plan financier et un nombre parfois insuffisant de bénévoles accueillants, le CAD a pu continuer à mener à bien ses missions (la petite maison a été fermée deux ½ journées en été).
L’arrivée d’une assistante sociale nous a permis de faire de nouveaux projets (intervention en maison d’arrêt, accueil individuel des familles).